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29 octobre 2013 : Journée mondiale des Accidents Vasculaires Cérébraux (AVC)

Au sein des maladies cardio-neuro-vasculaires, l'AVC représente en France :

- la troisième cause de mortalité chez l'homme (et la deuxième cause chez la femme),

- la deuxième cause de démence (après la maladie d'Alzheimer),

- la première cause de handicap acquis chez l’adulte.

L’accident vasculaire cérébral (AVC) peut et doit être combattu plus efficacement par une meilleure information du public.

Un des objectifs de la campagne de prévention lancée au niveau national dans la cadre de la Journée mondiale de l’AVC doit permettre de réduire le temps de la prise en charge d'un patient en cas d'AVC en appelant immédiatement le SAMU (le 15)

Un problème de santé publique : sensibiliser le grand public aux signes d'alerte et à l'urgence de la prise en charge

Chaque année 130 000 personnes en France, dont environ 5500 en Lorraine, sont victimes d’un AVC, soit 1 toutes les 4 minutes. L’AVC est aussi fréquent que l’infarctus du myocarde ! Alors que depuis quelques années des traitements efficaces existent, l’AVC reste pourtant très mal connu du public.

La survenue d’un AVC est une urgence
– Il s’agit d’un infarctus cérébral dans 85% des cas, d’une hémorragie cérébrale dans 15% des cas
- Chaque minute qui passe expose à un risque d’aggravation et donc de séquelles plus invalidantes. En effet, à chaque minute qui s'écoule avant le traitement, le patient victime d'un AVC perd en moyenne 1,9 million de cellules cérébrales. Le risque de dégradation irréversible ou de décès augmente donc à chaque minute.
Le patient ne dispose que de 4h30 pour recevoir un traitement adapté.

L'objectif numéro 1 de la campagne : apprendre à connaître les signes d’un AVC et à déclencher l’alerte.
Les signes d'alerte à connaitre sont la survenue brutale de l'un de ses signes :
- une faiblesse (hémiplégie) ou d’une perte de la sensibilité d’un côté du corps,
- un trouble de la parole (aphasie),
- une perte de vision d’une moitié du champ visuel ou d’un œil,
- et, plus rarement d’un mal de tête extrêmement violent et brutal.

En cas d'apparition brutale de l'un de ces signes, que faire ?
Un seul réflexe : appeler le 15.
Seul le déclenchement du 15 permettra d’acheminer rapidement le patient vers la structure adaptée à sa prise en charge.
Il faut agir vite, chaque minute compte !

La prise en charge de l'AVC en Lorraine

En Lorraine, l'organisation de la prise en charge de l'AVC repose sur :

- une Filière d’Urgence Préhospitalière dédiée aux patients victimes d’AVC (FUP AVC). Elle permet aux patients éligibles à la thrombolyse (traitement de l'infarctus cérébral par dissolution du caillot) d'être acheminés vers la structure de prise en charge (Unité Neuro Vasculaire) la plus proche dans les délais impartis.

- l'admission en services spécialisés : les Unités Neuro-Vasculaires (UNV).
En Lorraine, il existe 4 UNV situées au CHU de Nancy, au CHR de Metz, au Centre Hospitalier de Freyming-Merlebach et au CH d’Epinal. Elles assurent l'expertise neurologique et la prise en charge. Celle de Nancy est une UNV de recours car elle dispose de l'appui de services de neuro-chirurgie et de neuro-radiologie interventionnelle.

la mise en place d'un service de téléconsultation spécialisé en Télé-AVC
Le traitement thrombolytique administré à la phase aiguë de l’AVC permet d’améliorer considérablement le pronostic des patients atteints. Cependant, actuellement en France, moins de 1%  des personnes atteintes d'AVC bénéficient de ce traitement. 

Les obstacles majeurs à sa prescription sont doubles : d'une part, une fenêtre thérapeutique très courte (4h30 après le début des symptômes) et, d'autre part, le nombre de neurologues à compétence vasculaire habilités à prendre en charge le patient en Lorraine. Pour ces raisons, celui-ci peut subir un temps de transport important afin d'accéder au spécialiste qui permettra le traitement.

Télésanté Lorraine, s'est équipée d'un système de télémédecine, Odys, permettant de s’affranchir du temps perdu pendant le transport : le patient est amené dans le centre hospitalier le plus proche de sa localisation qui est équipé en télémédecine.
Il bénéficie alors d’une téléconsultation avec un neurologue expert AVC situé dans un centre de référence, qui visualise à distance la vidéo du patient en haute-définition, son dossier médical ainsi que son imagerie médicale.
La décision  thérapeutique est alors prise avec l’équipe médicale locale permettant au patient de recevoir son traitement, avec un gain de temps permis grâce à l’économie de transport.

Actuellement, les sités équipés en télémédecine AVC sont les centres hospitaliers de Bar-le-Duc et de Verdun. Ils sont reliés au centre expert situé au CHU de Nancy par le biais d'Odys qui propose son expertise à distance. Le projet de télé-AVC est prévu pour un déploiement sur d'autres sites en région.
> Volumétrie actuelle : 120 téléconsultations/an

- un maillage régional de SSR (Services de Soins de Suite et de Réadaptation) permettant la mise en place une rééducation adaptée aux besoins et aux capacités des patients. 13 unités, dont 1 pour enfants, sont spécialisées pour l'accueil des patients les plus lourdement atteints. Dans le cadre du PRS Lorrain, les priorités définies dans le volet AVC concernent en particulier :
- l'amélioration de l'accès à la thrombolyse des patients
- la structuration des filières de prise en charge.